Table ronde sur le harcèlement de rue

Samedi 26 février dès 9h30 sur Zoom : https://bit.ly/3M7jpez

 

Panélistes

Soraya Martinez Ferrada

Députée d’Hochelaga-Maisonneuve
Engagée pour et avec la communauté

Je suis une fière citoyenne de l’Est de Montréal depuis les années 80. Lorsque ma famille a fui la dictature du Chili, c’est dans Hochelaga que nous nous sommes installés. J’y suis profondément enracinée, j’ai travaillé un peu partout dans l’Est et j’y vis maintenant avec mes deux adolescents.

Comme plusieurs d’entre vous, mes parents ont toujours travaillé fort pour notre famille. Ma mère, avec d’autres parents, a fondé un organisme communautaire venant en aide aux parents d’enfants souffrant des Troubles de spectre de l’autisme (TSA) et de déficience intellectuelle (DI) et mon père est chauffeur d’autobus. Le courage, le sens profond de la communauté et la résilience sont des valeurs qui m’ont été transmises par ma famille.

 

Mélusine Dumerchat

Chargée de cours et doctorante en sociologie à l’Université du Québec à Montréal

Sa thèse porte sur la sécurité urbaine du point de vue du genre. Elle a collaboré à plusieurs recherches sur les violences de genre et notamment le harcèlement de rue. Elle est l’une des co-auteures de la première recherche sur les impacts du harcèlement de rue sur les femmes à Montréal (2021) et mène actuellement une recherche sur l’expérience du harcèlement de rue chez les jeunes, en partenariat avec le Centre d’éducation et d’action des femmes (CÉAF). Elle dispense, aussi avec le CÉAF, des ateliers et formations sur le harcèlement de rue et développe des outils de sensibilisation sur le sujet. 

Audrey Simard

Organisatrice communautaire et militante contre le harcèlement de rue

« En 2012, avec des militantes du CÉAF, face à l’immense décalage existant entre la détresse vécue par les personnes qui sont confrontées au harcèlement de rue (majoritairement des filles, des femmes et des personnes appartenant à la communauté LGBTQ+) versus la tendance largement répandue à banaliser ces violences commises dans l’espace public, à blâmer celles qui le subissent d’en être responsables et à ainsi déresponsabiliser les harceleurs, on a décidé de briser le silence qui régnait autour de cette problématique en menant des actions collectives vidant à dénoncer et documenter son ampleur. Depuis 10 ans, en nous appuyant sur les nombreux témoignages que nous avons reçus au fil du temps, nous avons, notamment, contribué mener la toute première recherche québécoise visant à documenter ses impacts, créé de nombreux outils visant encourager les témoins de ces actes à réagir en solidarité avec celles qui sont ciblées par les harceleurs, pris parole dans plusieurs médias, interpellé des élu.e.s et des institutions clés comme la Ville de Montréal et la Société de transport de Montréal (STM) pour les inciter à agir sur la problématique. »

Arianna Noera

Journaliste (Animatrice de la table ronde)

Journaliste italienne francophone, Arianna a obtenu son diplôme de bachelière en histoire de l’art et archéologie de l’Université de Liège (Belgique) avant de s’établir au Québec. Elle s’est spécialisée à l’école de design de l’UQAM en architecture moderne et patrimoine. Depuis son arrivée à la rédaction de Reflet de Société, elle a démontré des points d’intérêt variés.